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Un troll titube jusqu'à une estrade, la grimpe avec difficulté, tombe, remonte dessus en se tenant à une stalagmite. Il approche sa pipe flambant neuve de son visage, manque de se crever un oeil et prend une longue bouffée, avant de prendre la parole...
Crascounets, crascounettes !
La menace trollienne s'fait d'plus z'en plus pressante, les aut' fleurs bleues d'trolls ont l'air d'commencer à v'loir s'coordooner pour vous mett' minab' !
Moé, ouai moé qu'a humbl'ment participer comm' qui dirait à vot' r'production, fut'un'temps, moé Tonton Elystok pense qu'y rest' un bon dix mille de b'zounours dans les c'vernes à l'instant où y vous parle, nom d'une z'erbe! Crascounets z'et crascounettes s'attèlent déjà à la stermination des trollinets. Mais ô douleur, ô dame Nhassion, ils souffrent, ces crascottes...
Que tous les crascounets s'filent eul'mot : tout'la gente crascottienne doiv's'aider, ou Tonton Elystok vous l'assure, d'ici la fin de ce cyc' vous s'rez sterminés !
Il reprend une looooongue bouffée de de sa pipe en mithril. Les yeux rouges, la bouche pâteuse, il poursuit en essayant d'articuler (sans succès) :
Trolls, trolls !
La magie s'effrite ? Apportez les Mhère-Gaizz et f'sons un barbeuk !
Butez tout b'zounours dans vos grottes ! Un troll s'éteint, un crascounet s'éveille !
Et pis j'vais vous dire ...
La stalagmite casse d'un coup. Le troll aux yeux rouges s'effondre, tête la première, contre le sol, sans se relever. |