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Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait les Rastas acculés sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la nuit.
Soudain, joyeux, il dit : TTR ! - C'était Choupi.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La violence trollienne écrasa le carré.
La grotte, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les trollinets comme des pans de murs
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les grands tom bourrins aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux ! moment fatal ! VT inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
« Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
Et, Fionki, kastar aux armes de mithril,
Deux Toms que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassé TTR qui semblait fait de pierre,
Portant l’obsidienne ou le casque poli,
Tous, ceux des Balrogs et ceux de Mounty,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vivent les Enragés !
(avec un peu d'aide d'un grand ancêtre)
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