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Ragnarôk
« Crépuscule des puissances suprêmes », acception qu'a retenue Wagner (sing. : Ragnargkkr), ou bien « Consommation des destins des puissances suprêmes » (pl. : Ragnarôk) qui paraît plus ancien. Dans les deux cas, il s'agit d'un substantif neutre qui, dans la seconde acception, est au pluriel. On devrait donc dire « les » Ragnardk.
Il s'agit de la « fin du monde » dans la cosmologie nordique ancienne, idée abondamment illustrée dans toutes nos sources. Parce qu'ils se sont rendus coupables d'un parjure, les dieux ne méritent pas de survivre. De même, les humains doivent expier leurs crimes. Viendra donc un formidable hiver (fimbulvetr) suivi d'un embrasement universel mené par le dieu-géant Surtr, puis d'un cataclysme généralisé , la terre et les astres sombreront ou seront engloutis par des monstres tandis que les puissances divines seront anéanties par les forces du désordre (Loki et ses enfants monstrueux dont le loup Fenrir). Les textes, d'inspiration visiblement apocalyptique, sont prodigues en détails des plus effrayants, à la mesure de l'imagination des enfants du Nord.
Ce thème, qui fut très populaire, n'est toutefois pas une fin absolue. Les Ragnardk seront suivis d'une régénération universelle la terre reparaîtra et les dieux « bons » reviendront. Il faut donc prendre les Ragnardk pour une sorte de catharsis ou d'épreuve de sublimation nécessaire.
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