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"Pendant ce temps, quelque part dans le Donjon..." ©
Encore essouflé de ce combat surprenant, tu entres pour la seconde fois en peu de temps dans l'échoppe de Ma'haruff, cherchant toujours une réponse à tes questions.
Et là, nouvelle surprise : Ma'haruff est là, à nouveau devant toi, soutenu par deux trõlls qui visitaient son échoppe. Aussitot, ton sang ne fait qu'un tour et tu brandis ton déjà légendaire baton pour le pointer vers le marchand. Bien vite cependant, tu abaisses ton arme car visiblement, le troll qui est en face de toi ne semble plus en état de faire le moindre mal à un gobelin. Ce n'est plus le Ma'haruff que tu as connu et qui était si jovial derrière son comptoir; tu n'as plus devant toi qu'une épave, une ombre de trõll tellement Ma'haruff est maigre, sinistre et le regard éteint.
Les trõlls qui l'accompagnent te mettent rapidement au courant de ce qui s'est passé dans l'échoppe depuis que tu l'as quitté pour poursuivre le Morphe Gris.
Tout aussi surpris que toi par la transformation de Ma'Haruff à ta vue, ils ont entrepri, après quelques instants d'interrogation, de fouiller l'échoppe afin de vérifier que le Morphe était bien la seule créature dangereuse dans les parages. Et c'est là qu'ils tombèrent sur le vrai Ma'Haruff, enfermé et ligotté dans sa propre cave.
Ils l'ont rapidement libéré en prenant leurs précautions, de peur qu'il ne s'agisse d'une nouvelle ruse mais il s'est rapidement avéré que Ma'Haruff était bien un troll en chair et en os (surtout en chair en fait).
Durant toute l'explication, Ma'Haruff est resté assis, sans bouger, le regard fixe et vide marmonnant sans cesse :
"Les yeux, les yeux... " et puis "tu n'aurais pas du l'amener ici mon fils"
La colère du Grand Prêtre fondit comme heu... Amibe sous Projo (je vais pas dire 'neige au soleil, c'est quoi d'abord de la neige? ;p ) en voyant l'état de Ma'Haruff.
Voyant la maigreur de Ma'Haruff, Loinvu sort un morceau de Morphe Gris-Yé! (nouvelle recette testé par Loinvu, "Ïl én àvàït gàrdé põûr sõn pïk-nïk...") et le tend au Marchand.
"Ké là Flàmmé té bénïssé, bécté çà, c'pàs màûvàïs. Và fàllõïr m'én dïré plûs là. S'nõn põûr nõtré àffàïré, mõï à tõûs lés trûcs dû Mõnt Õl°y°mpé, ét põûr t'fïls, ïl à lés GG'. D'plûs õn l'tïént à l'õéïl.
'fïn, hésïté pàs à sõûfflér ûn péû kànd mêmé!"
Lõïnvû, dé là Flàmmé. |